Ambivalence
La semaine dernière, le parrain d’un de mes fils est venu nous voir depuis la métropole.
Dix jours de joie.
Des moments simples mais précieux.
Des souvenirs créés ensemble, des bon repas, des soirées jeux, des baignades, des promenades à travers cette merveilleuse île…
Des moments qui marquent et qui restent longtemps dans les cœurs.
Et puis, il a fallu dire au revoir.
Reprendre la route de l’aéroport pour qu’il rentre chez lui et qu’on referme cette parenthèse lumineuse.
Dans ces moments « d’après », l’ambivalence me revient en pleine face.
On a tout quitté pour une autre vie, et c’est mon choix.
J’ai choisi de recommencer ailleurs, de construire notre quotidien autrement.
Et c’est vrai : ici, on est bien. On est même heureux.
Mais parfois, même dans ce bonheur, le manque se glisse doucement.
Le manque des visages et des bras de ceux qu’on aime, la famille, les amis… Parce qu’on rate des choses qui se passent là-bas en métropole et qu’il n’y a plus d’apéro entre copines, de pauses café improvisées…
Et je me retrouve à me poser cette question, “Est-ce que j’ai bien fait ?”
Je crois que oui.
Parce que cette vie, ici, me fait grandir, m’apaise, m’inspire.
Mais je m’autorise aussi à trouver ça difficile, parfois.
Et à ressentir les deux sentiments à la fois : la joie d’avoir choisi ce chemin, et la peine d’être loin de ceux qu’on aime.
Alors j’écris ça, peut-être pour toi qui vis la même chose.
Pour te dire que non, tu n’es pas seule à ressentir cette ambivalence.
Et que c’est OK d’avoir le cœur qui serre, même au milieu du bonheur.
📍Je suis Audrey, thérapeute holistique et naturopathe spécialisée dans l’accompagnement des femmes.
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